Résumé

Madame Guizot Nouvelles et Contes pour la jeunesse

Croyez-vous, Marie, que ce soit une manière de plaire à Dieu et d'en obtenir des grâces, que d'affliger votre oncle, qui vous reçoit chez lui, de désobéir à madame d'Aubecourt, qui partage avec vous le peu qu'elle réserve pour ses enfants? Si quelque chose peut affliger l'âme des justes, vous avez contristé celle de votre nourrice, qui vous voit, j'espère, du haut du ciel, car c'était une digne femme.
Source : Gutenberg

Madame Guizot Nouvelles et Contes pour la jeunesse

Oh! quelle joie sentit Lucie! elle leva les yeux au ciel, des yeux mouillés de larmes, et crut recevoir, dans le bonheur qu'elle éprouvait, le gage de la protection céleste sur toutes les actions de sa vie. Monsieur et madame d'Aubecourt, attendris, bénirent Marie, à genoux devant eux, tandis qu'Alphonse, placé derrière eux, le visage rayonnant de triomphe et de joie, regardait Marie avec autant de respect que d'affection. Madame d'Aubecourt conduisit elle-même Marie auprès de Lucie.
Source : Gutenberg

Madame Guizot Nouvelles et Contes pour la jeunesse

Je ne veux pas, et à voir ce que vaudra votre volonté. Quand on veut ne dépendre de personne, personne n'est obligé de vous secourir.
—Ainsi, dit Armand d'un ton piqué, je vois que, parce que je ne dépends pas de vous, si vous me voyiez tuer, vous diriez que vous n'aviez pas le droit de me défendre.
—Oh! non, dit en souriant M. de Saint-Marsin, je ne crois pas que ma réserve allât jusque-là; cependant j'y penserai: je n'ai pas encore examiné le cas, je ne sais pas bien jusqu'où vont les devoirs d'un père envers un enfant qui ne croit pas que son devoir l'oblige d'obéir à son père.
Source : Gutenberg

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