Pierre Baillargeon,
La Neige et le feu
“ Le taxi faisait le tour d’une place et soudain, pour s’engager dans une rue étroite, il s’en détachait comme la pierre d’une fronde. Boureil, jeté d’un côté, puis de l’autre, s’en inquiéta d’abord ; mais bientôt rassuré par la dextérité du chauffeur qui insérait d’emblée son véhicule dans les moindres interstices, il se prit à admirer les monuments se succédant en bon ordre. Ni la Madeleine, ni l’Opéra, ni l’Obélisque, ni la tour Eiffel, ni le Louvre, ni le Sacré-Cœur, ne l’émurent autant que les maisons crépies comblant les intervalles, les maisons où vivent des Français. ”
