Jules Verne,
La Fille de l’air
“ Qui traîne dans les airs un ardent sillon d’or ! Lorsque je me promène, Pour qu’elle m’entretienne, Pourquoi pas de compagne aux mots doux et vermeils ? Quoi ! n’en aurais-je aucune ? Ah ! pardon, j’ai la lune, L’étoile, la planète, et mes mille soleils ! J’ai quelquefois des anges, Car leurs saintes phalanges, Je les suis en priant ; plus prompte que l’éclair ; Sans leur porter envie, Je préfère ma vie : Rien n’est si doux aux sens que de nager dans l’air. ”
