Résumé

Portrait de François Coppée François Coppée Le Parnasse contemporain/1876

Tu t’offres en victime innocente et l’expies.
Dans la stricte balance, au dernier jugement,
Tu crois qu’il suffira peut-être seulement,
Pour voir se relever le plateau des scandales,
Du poids de tes cheveux répandus sur les dalles.
Tu vas veiller, jeûner, languir, mais tu le veux.
Dans toute la rigueur accomplis donc tes vœux.
Le fardeau des péchés du monde est rude et grave,
Ma pauvre sœur. Pour tous les tyrans, sois esclave ;
Sois chaste, ô sainte enfant, pour tous les corrompus ;
Bonne pour les pervers, sobre pour les repus ;
Sois pauvre, l’on voit tant d’avarices vantées
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Portrait de François Coppée François Coppée Le Parnasse contemporain/1876

On courrait, du côté du fruitier et des treilles,
Emportant à deux mains des assiettes à fleurs,
Avec sa fiancée et les petites sœurs
Qui vous lancent parfois une phrase maligne,
Cueillir de beaux fruits mûrs et des feuilles de vigne...
Et ce serait facile à faire, tout cela !
Peut-être eût-il suffi de quitter le train là ?
— Mais non. En concevant cette bourgeoise idylle,
J’en ai pris le meilleur ; le reste est inutile.
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