Résumé

Le concert et le tapis vert (1864)

Sous des flots transparents de gaze et de dentelle, Sur un divan, Léda, que tu dois être belle !
Un regard, un sourire, un mot qui vient de toi, Doit pour tous être un charme, un bonheur, une ici !
Mais à te voir assise, oh ! combien je préfère Enivrer mes regards de ta marche tégère !
Entendre sous tes pieds l'herbe tendre frémir !
Tour à tour voir ton pied disparaître et sortir, Ton mince et joli pied que chausse une bottine Que Cendrillon dirait trop étroite et trop fine !
Tiens, Léda, si tu veux comprendre la beauté, De ta marche., en ce parc, suis-moi de ce côté!
Source : Gallica

Le concert et le tapis vert (1864)

C'est un don qu'on apporte en venant ici-bas, Un talent que l'on a, mais que l'on n'apprend pas.
Aussi la beauté marche, on l'admire, on la cite, Elle seule ignorant sa grâce et son mérite ; Mais si la marche est laide, on le sait encor moins, Et l'art du beau marcher est le dernier des soins.
Source : Gallica

Le concert et le tapis vert (1864)

N'est-ce pas au Tapis que la grâce réelle, La grâce au doux marcliér, se montre et se révèle ?
C'est là, dans cet arène, au feu de cent regards, Que doit s'épanouir cet idéal des arts, Une femme qui marche et reste encor charmante, Qui même, à chaque pas, encore plus enchante.
Source : Gallica

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