Hippolyte Delphis de La Cour

Résumé

Hippolyte Delphis de La Cour Souvenirs du château de Couzières… (1859)

Pour expier les torts de leur coupable ivresse, Ils entrèrent tous deux, l'amant et la maîtresse, Et la Duchesse morte, et le Comte vivant, Dans ces deux grands tombeaux, –la terre et le couvent.
L'abbé toute sa vie endossa le cilice, La mort seule pouvait terminer son supplice.
Plus d'une fois, hélas, il combattit en vain L'amour de la Duchesse avec l'amour divin ; Il mourut sans que Dieu guérît son cœur malade.
Si l'on en croit l'histoire, ou plutôt la ballade, Dans l'escalier désert on le rencontre encor ; On l'entend dans les bois le soir sonner du cor.
Source : Gallica

Hippolyte Delphis de La Cour Souvenirs du château de Couzières… (1859)

Les morts s'en vont, hélas ! l'escalier dérobé N'a plus de craquements sous les pas de l'abbé ; Dans le foyer éteint ne jaillit plus la flamme ; Je n'ai pas vu briller le feu follet d'une âme ; Je n'ai rien entendu, que battre un contrevent, Gronder les arbres verts secoués par le vent, Sur le sommet du toit crier la girouette, Du côté de l'étang siffler une mouette, Et chanter le jet d'eau plein d'écume, de bruit, Qui ne se tait jamais ni le jour ni la nuit.
Source : Gallica

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