Résumé

Joseph Alexander von Hübner Neuf ans de souvenirs d'un ambassadeur d'Autriche à Paris sous le second Empire… (1904)

Je crois que l'Autriche vaut la France et la France l'Autriche. Mettons que vous réussissiez pendant la première campagne à localiser la guerre, sans que les autres grandes puissances y prennent part, sauf la Russie, qui peut-être verrait avec plaisir la France et l'Autriche, par une guerre sanglante et coûteuse, se réduire mutuellement à l'état d'épuisement où elle se trouve elle-même, par suite de la guerre de Crimée, vous ne pouvez pas sérieusement espérer que l'Angleterre, l'Allemagne et la Prusse seront des spectatrices bienveillantes pour vous.
Source : Gallica

Joseph Alexander von Hübner Neuf ans de souvenirs d'un ambassadeur d'Autriche à Paris sous le second Empire… (1904)

Làdessus l'Angleterre, la Prusse, et probablement la Russie aussi, font une démarche à Turin, pour vaincre une résistance inexplicable, car comment un État de troisième ordre oserait-il braver seul la volonté de l'Europe, s'il ne croyait pouvoir compter sur l'appui de la France, et comment pourrait-il compter sur l'appui de la France, puisque l'Empereur des Français a adhéré au principe du désarmement? Quelle situation se ferait l'Empereur Napoléon, s'il refusait de joindre ses efforts à ceux de l'Angleterre et des autres puissances pour déterminer le désarmement du Piémont?
Source : Gallica

Joseph Alexander von Hübner Neuf ans de souvenirs d'un ambassadeur d'Autriche à Paris sous le second Empire… (1904)

Peut-être, aussi, n'a-t-il pas la conscience nette vis-à-vis du représentant de l'Autriche. C'est donc reluclanily et avec l'air embarrassé qu'il m'a abordé avant le dîner, pour me dire qu'il avait été touché du ton des lettres autographes de l'Empereur François-Joseph et de l'Impératrice Élisabeth, parce qu'on sentait que les vœux qu'elles contenaient partaient du cœur. « C'est dans les grands moments, ai-je répondu, et dans les mauvais jours que s'éprouvent les vraies amitiés. » L'Empereur, saisissant l'allusion, a répliqué en souriant : « Oui, à quelque chose malheur est bon. »
Source : Gallica

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