Résumé

John Francis Waters Les hommes du jour : Sir John A. Macdonald

Un homme d’État est chose bien rare. Il n’y en a pas trois parmi ceux qui s’occupent aujourd’hui de politique aux États-Unis ; il n’y en a pas cinq au Canada. Sir John Macdonald est, sans aucun doute, le plus grand des quatre Canadiens que nous croyons vraiment dignes de ce nom et le plus grand du continent américain. Comment une nation de cinquante à soixante millions d’habitants a produit moins d’hommes d’État qu’une nation voisine de cinq à six millions seulement, est une question que nous ne voulons pas discuter ici.
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John Francis Waters Les hommes du jour : Sir John A. Macdonald

Voilà ce qui lui fait un genre à part, dans lequel il excelle et que nul autre dans notre parlement n’a su approcher ; c’est un genre plus en faveur dans le parlement impérial que dans le nôtre. Sir John n’a pas d’abondance de parole : au contraire, il cherche souvent le mot, probablement à dessein ; il se borne plutôt à dire exactement qu’à orner son discours de fleurs de rhétorique, ce qui fait qu’il n’est jamais embarrassé. L’esprit et l’humeur abondent dans ses discours, sans en exclure la sagesse. L’anecdote y trouve toujours sa place et ne manque jamais de provoquer les applaudissements.
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John Francis Waters Les hommes du jour : Sir John A. Macdonald

Sir John n’a jamais été accusé, même par ses ennemis les plus acharnés, d’un amour exagéré de l’argent. On l’a accusé de trop aimer le pouvoir, mais c’est là un sentiment plus noble et plus élevé ; et la nation canadienne parait déterminée à favoriser cette passion chez lui. Cela n’empêche pas que, si Sir John en était resté à la pratique du droit, laissant la politique absolument de côté, il aurait pu amasser une fortune princière, au lieu de rester pauvre.
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