Sophie Durand, Mémoires sur Napoléon et Marie-Louise 1810-1814… (1886)
“ Il ne cherchait pas à cacher cette aversion : les émigrés, qui en étaient instruits, lui rendaient bien ce même sentiment. Un jour qu'il s'en trouvait un assez grand nombre dans un salon des Tuileries, que Lannes avait traversé pour se rendre chez l'Empereur, ils affectaient de se placer devant lui, de manière à lui intercepter le passage. A l'instant, le général tire son sabre, en jurant qu'il couperait les oreilles à quiconque l'empêcherait de passer. Dès lors il ne trouva plus d'obstacles; chacun s'empressa de s'écarter, car on n'ignorait pas qu'il était homme à tenir parole. ”
