Résumé

Urbain de Marquessac Napoléon et l'Angleterre : campagne de Pologne… (1842)

A leurs yeux, la France n'était plus un centre de civilisation pour les sociétés modernes, mais un symbole de la force matérielle, de la volonté absolue, modelé sur le type orgueilleux de Rome antique. En Poméranie, l'esprit insurrectionnel se faisait sentir ; la confédération rhénane se plaignait des charges et de la police fatigante qu'on lui imposait ; la Prusse était le
foyer de cette sourde conflagration que l'Angleterre alimentait, en jetant de tous côtés des brandons de discorde.
Source : Gallica

Urbain de Marquessac Napoléon et l'Angleterre : campagne de Pologne… (1842)

Son organisme complexe lui fait repousser l'idée de rapprochement et de fusion des races ; quand elle traîne péniblement à sa suite l'Irlande et l'Écosse, quand le Gallois lui lance son anathème, et que les enfants de Robin-Hood se révoltent
à Manchester, l'Angleterre ne peut pas souhaiter que l'Europe se fortifie par d'intimes sympathies. La liberté dont elle s'établit l'initiatrice est un principe d'héroïsme impie, c'est la liberté sans Dieu, moyen spéculatif qui lui sert à remuer les passions et à bouleverser les États.
Source : Gallica

Urbain de Marquessac Napoléon et l'Angleterre : campagne de Pologne… (1842)

Malgré l'assemblage étrange de ces éléments divers, la conjuration inspirée par le mysticisme des écoles se maintint grande et forte sous l'invocation du cabinet britannique. Mais, après la chute de Napoléon, quand les souverains eurent reconnu l'impossibilité du partage de la France, sans compromettre l'avenir de l'Europe; enfin, quand il arriva que la coalition fit halte devant les tronçons d'une formidable épée, alors les peuples de l'invasion, replacés par l'égoïsme gouvernemental sous l'empire de
la volonté absolue, revinrent à leur passion d'antagonisme et de haine.
Source : Gallica

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