Résumé

Campagne de la Grande armée en Saxe… (1807)

Nous sommes prêts à rendre à ces huit millions d'habitans conquis par nos armes, la tranquillité, et au Roi de Prusse sa capitale. Mais si tant de preuves de modération si souvent renouvelées ne peuvent rien contre les illusions que la passion suggère à l'Angleterre , si cette puissance ne peut trouver la paix que dans notre abaissement , il ne nous reste plus qu'à gémir sur les malheurs de la guerre , et à en rejeter l'opprobe et le blâme sur cette nation qui alimente son monopole avec le sang du Continent.
Source : Gallica

Campagne de la Grande armée en Saxe… (1807)

Il est peut-être vrai que la puissance de la France sur terre, comparée à celle du reste de l'Europe, n'est pas égale à la supériorité que nous possédons sur mer, envisagée sous le même point de vue; mais il ne faut plus se dissimuler que le projet de combiner toute l'Europe contre la France est chimérique au dernier point. Au reste, c'est en vérité pousser un peu trop loin les appréhensions pour l'avenir, que d'envisager l'alliance entre la Russie et l'Angleterre (les deux puissances de l'Europe les moins faites pour attaquer la France par terre) comme tendante à produire un résultat pareil.
Source : Gallica

Campagne de la Grande armée en Saxe… (1807)

Sire, je n'ai rien à gagner contre V. M. ; je ne veux rien et n'ai rien voulu d'elle: la guerre actuelle est une guerre impolitique. Je sens que peut-être j'irrite dans cette lettre une certaine susceptibilité naturelle à tout souverain; mais les circonstances ne demandent aucun ménagement; je lui dis les choses comme je les pense. Et d'ailleurs, que V. M. me permette de le lui dire, ce n'est pas pour l'Europe une grande découverte que d'apprendre que la France est du triple plus populeuse et aussi brave et aguerrie que les Etats de V. M. Je ne lui ai donné aucun sujet réel de guerre.
Source : Gallica

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