Charles-Jérôme Polino De la situation civique et politique des faillis… (1849)

Il est de toute justice et d'ordre public de distinguer le failli honnête et malheureux, du failli criminel. Il ne suffit pas pour faire cette distinction, que le failli ait obtenu un concordat, ou qu'il ait été mis en union. Tout le monde sait que tel failli n'obtient un concordat que parce qu'il intrigue ou qu'il a devers lui des moyens d'acheter des voix ou de se rendre favorables des créanciers, à qui il fait des promesses que le plus souvent il n'a pas l'intention de tenir et qu'il ne tient réellement pas.
Source : Gallica

Charles-Jérôme Polino Développement des projets d'une banque nationale immobilière établie par l'État… (1848)

Les billets ne seront émis que contre une valeur supérieure donnée en garantie, c'est-à-dire que l'emprunteur recevra 2,000 francs, en donnant un gage certain de 3,000 francs : chaque citoyen sera à même de vérifier une pareille opération, et l'État garantissant le remboursement du prêt, il ne peut y avoir aucune crainte sur l'avenir. Eh! comment pourrait-on avoir des craintes? Lors même que la malveillance et les ennemis du pays chercheraient à déprécier les billets de la Banque immobilière, n'y a-t-il pas un puissant levier pour en soutenir la valeur ?
Source : Gallica

Charles-Jérôme Polino De la situation civique et politique des faillis… (1849)

En ce qui concerne les emplois qui ne sont pas dus à l'élection, ou qui sont imposés à tous les citoyens, comme juré, garde national, etc., ce sont des charges que les faillis rempliront tout aussi bien que tout autre citoyen. Craint-on, par exemple, que si un failli est juré et appelé à juger un autre failli, il ne le fasse avec toute la liberté possible ?
Source : Gallica

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