Résumé

J. Asconéguy La Liberté d'association, étude politique… (1871)

Parmi les réformes qu'il est du devoir de la République de réaliser, il faut incontestablement placer en première ligne l'abrogation des dispositions légales restrictives du droit d'association, de la liberté la plus essentielle, selon nous, pour l'évolution progressive des sociétés.
La révolution de 1789, dans son oeuvre gigantesque et profondément mûrie d'affranchissement, reconnut le droit d'association en ces termes : « Les citoyens ont le droit de former entre eux des sociétés libres à la charge d'observer les lois qui régissent tous les citoyens. »
Source : Gallica

J. Asconéguy La Liberté d'association, étude politique… (1871)

Le rêve chimérique de l'égalité des salaires, de leur répartition par l'État qui se ferait ainsi le collecteur et le distributeur de la fortune publique a pu, par le talent de philosophes et d'écrivains éminents, séduire l'esprit des masses dans un moment de bouleversement politique; mais, n'en déplaise aux frayeurs folles qui nous engagent dans les réactions les plus dangeureuses, les sociétés, dans leur instinct de conservation, qui n'implique aucunement la haine du progrès, ne sont pas à la merci des doctrines, des systèmes, susceptibles de causer leur ruine.
Source : Gallica

J. Asconéguy La Liberté d'association, étude politique… (1871)

Si la plupart de ceux qui, par leur indifférence ou leur complaisance, contribuent à retarder l'accomplissement de réformes indispensables se donnaient la peine de descendre au fond des choses, d'examiner sérieusement et impartialement les funestes effets des lois préventives, il est hors de doute que les choses changeraient promptement de face.
Aussi, pour tout citoyen qui envisage sous son vrai jour l'ordre social actuel, il n'est rien qui soit susceptible d'alarmer la raison, de blesser la conscience, comme la façon dont le suffrage universel est pratiqué.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature