Adolphe Thiers

Adolphe Thiers

Résumé

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Histoire de Law (1878)

Law ne fit pas de demi-proposition ; il offrit son projet tout entier, c'est-à-dire une banque générale qui ferait l'escompte, percevrait les revenus de l'État, exploiterait les monopoles commerciaux, et présenterait à la fois une abondante monnaie de papier et des placements avantageux. Le conseil des finances, composé d'esprits sages mais timides, ne saisit pas le projet de Law ou s'en effraya, et en décida le rejet. Law restreignit alors ses prétentions. Il proposa une simple banque d'escompte, et offrit même de l'établir à ses frais.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Histoire de Law (1878)

Tel est le système imaginé par Law, système ingénieux et puissant, qui ramenait à un seul et unique crédit le crédit privé et public, qui changeait toutes les liquidations lentes, pénibles et compliquées, soit des particuliers, soit de l'État, en une seule, laquelle devait se faire en monnaie métallique pour les sommes minimes, en monnaie de papier pour les sommes de quelque importance; qui multipliait les capitaux en simplifiant seulement la circulation
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Histoire de Law (1878)

L'avantage de ces banques est de remplacer le métal par le papier, qui représente une valeur indépendante des variations des monnaies, et qui est à la fois plus facile à transporter et à compter. Les banques d'escompte ont une tout autre efficacité. Une banque de ce genre examine les effets de commerce, c'est-à-dire les promesses de payer souscrites par un individu en faveur d'un autre individu, et si elle les juge solides, elle en donne, moyennant intérêt, la valeur en billets qui portent sa propre garantie, et ont cours de monnaie.
Source : Gallica

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