Pierre-Samuel Dupont de Nemours

Résumé

Pierre-Samuel Dupont de Nemours Du commerce et de la Compagnie des Indes… (1769)

Si, dans ces manoeuvres honteuses, la Compagnie des Indes, qui en paraissait le principal agent, avait été la maîtresse de quelqu'une de ses opérations ; si elle n'avait pas été simplement un outil servile, guidé par la main imprudente & cruelle de Law, elle aurait acquis des droits éternels à la haine & au mépris
de tout bon Citoyen, de tout homme juste & sensible. Il faut la plaindre d'avoir été forcée de vendre son honneur & son crédit : mais il faut plaindre encore plus le reste de la France, qu'elle a séduit indignement par les moyens artificieux dont on sa rendue complice.
Source : Gallica

Pierre-Samuel Dupont de Nemours Du commerce et de la Compagnie des Indes… (1769)

CHAPITRE II. De la situation & des droits actuels de la Compagnie des Indes & de ses Créanciers.
SI le Gouvernement seul a joui jusqu'à présent du privilége exclusif du Commerce de l'Inde, & si l'on ne peut pas dire que ce privilége ait jamais appartenu réellement à d'autres ; ce qui ne lui a jamais appartenu, & ce qu'il est, sans doute, bien loin de vouloir s'approprier, est l'argent qui a été fourni par des bailleurs de fonds & des prêteurs de différents genres pour l'entreprise du commerce de l'Inde.
Source : Gallica

Pierre-Samuel Dupont de Nemours Du commerce et de la Compagnie des Indes… (1769)

En effet le moindre Réglement suffit pour effaroucher les Négociants & restraindre infiniment le Commerce. La raison
en est bien naturelle : les Négociants sont des gens qui administrent des fonds considérables, dont souvent la plus forte partie ne leur appartient pas. Il leur est donc de la plus grande importance d'être circonspects, ou du moins de ne se fier qu'à eux-mêmes & aux précautions que leur suggere leur intérêt pour le succès de leurs opérations.
Source : Gallica

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