Les Peuples aux parlements

Résumé

Les Peuples aux parlements Voltaire

Si la nation anglaise dispute aujourd’hui ses droits aux états généraux d’Angleterre, appelés parlement, permettez-nous de représenter les nôtres, à vous, tribunaux, nommés parlements, qui n’êtes point les états.
Vous êtes hommes, vous avez tout ce qui est dans la nature de l’homme, le sentiment de l’honneur, la jalousie de vos droits, l’esprit de corps, l’amour du pouvoir ; vous prétendez tous aux respects qu’on doit à vos utiles travaux. Souffrez donc que d’autres corps supérieurs à vous aient les mêmes sentiments, ou, si vous voulez, les mêmes passions.
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Les Peuples aux parlements Voltaire

Tremblez, nous dit-on, les impôts vont pleuvoir, quand le parlement de Paris ne jugera plus les procès de Châlons-sur-Marne.
C’est bien mal connaître le cœur humain. Un régiment placé au poste d’honneur au lieu d’un autre n’en est que plus courageux, n’en fait que mieux son devoir. Qu’on propose un édit bursal, ruineux et injuste, il n’y aura pas un conseiller du nouveau parlement qui n’élève sa voix, et qui ne se jette au pied du trône, entre le roi et la nation.
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Les Peuples aux parlements Voltaire

Les yeux des juges, si clairvoyants d’ailleurs, furent fascinés par les emportements d’une populace aveugle, par l’appareil d’un catafalque qu’éleva le zèle le plus imprudent, par cette fureur religieuse qui allait jusqu’à invoquer comme un martyr un malheureux mélancolique mort de sa propre main. Tout le parlement de Toulouse n’est pas détrompé encore. Plaignons la faiblesse humaine qui tombe si aisément dans l’erreur, et qui en sort si difficilement.
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