Edmond Jurien de La Gravière

Edmond Jurien de La Gravière

Résumé

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière La guerre de Chypre et la bataille de Lépante… (1888)

SUPPLICE DE SAINT-CLÉMENT.
La résistance acharnée de la Sainte-Anne sauva la patrone. Prospero Pignone put se réfugier à Girgenti; Oulouch-Ali ne tenta pas de l'y assaillir. L'heureux vainqueur était trop occupé à remettre à flot la capitane. C'était un noble trophée, croyez-le bien : jamais plus magnifique galère ne fendit l'onde.
Oulouch-Ali, quand le Grand Seigneur l'aura fait pacha, quand il lui aura donné la flotte ottomane à commander, ornera la poupe de la galère conquise de trois lanternes : la capitane de Malte promènera sur les mers l'étendard du Prophète.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière La guerre de Chypre et la bataille de Lépante… (1888)

On ne peut qu'admirer la fierté d'une république exposée à de si grands désastres : comme les Romains, Venise aurait mis en vente le champ sur lequel Annibal était campé. Pie V pouvait seul trancher le différend : il était déjà l'âme de la ligue; il consentit à en devenir le chef déclaré. Le vaillant pontife méritait ainsi doublement de voir son nom éternellement attaché au souvenir glorieux de la bataille de Lépante.
Les plénipotentiaires de Philippe II voulaient que la ligue n'eût point seulement en vue l'abaissement du Grand Turc et la délivrance de Chypre
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière La guerre de Chypre et la bataille de Lépante… (1888)

Zanne partit à moitié désarmé, trop heureux de ne pas rencontrer les Turcs sur sa route.
Les Turcs, en ce moment, ne s'inquiétaient guère de la flotte vénitienne. Le 1er juin, ils étaient arrivés à Rhodes : trois jours suiffrent pour espalmer les galères; l'escadre, sans plus de retard, fait voile pour la côte de Cilicie. Le port de Fenica reçut cette immense armée navale : l'infanterie et la cavalerie de l'expédition l'y attendaient. On embarque ces troupes, acheminées par terre comme au temps du siège de Rhodes : toute la flotte en un clin d'œil s'ébranle.
Source : Gallica

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