Émile Montégut, Souvenirs de Rome
“ Oui, c’est bien la véritable image d’André Doria, car l’attitude dit : c’est un homme puissant, et le visage dit : c’est un homme malheureux. Malheureux, il le fut du commencement à la fin de sa vie, et de la pire misère qui puisse affliger un homme d’un grand cœur : ce fut un patriote sans patrie. Génois de la plus illustre race, c’est à peine s’il connut Gênes, et quand il y rentra sur ses vieux jours, ce fut pour lui porter le bienfait de cette liberté qu’il lui avait acheté par toute une longue vie d’aventures, de déboires et de fatigues. ”
