François Fabié,
Fleurs de genêts
“ Ainsi que les genêts, notre âme est tout en fleurs, Et dans les houx remplis de vieux merles siffleurs On sent un air plus pur qui vous souffle au visage. On retrouve l’enfant blonde avec qui cent fois On a jadis couru la forêt et la lande ; Elle n’a point changé, — sinon, qu’elle est plus grande, Que ses yeux sont plus doux et plus douce sa voix. — « Revenons aux genêts ! — Je le veux bien ! » dit-elle. Et l’on va, côte à côte, en causant, tout troublés Par le souffle inconnu qui passe sur les blés, Par le chant d’une source, ou par le bruit d’une aile. ”
