Pierre Leblois

Résumé

Pierre Leblois Étude biologique (1876)

Le minéral procédant d'une molécule inorganique, l'être vivant procédant d'une molécule organique, il est aisé de comprendre que la genèse et la texture seront loin de se ressembler. Quant à donner une définition essentielle de la vie, il ne nous paraît guère possible. Car la vie, résultant d'une réaction, n'est pas un agent mais un acte. Or un acte se constate plutôt qu'il ne se définit. Notre intelligence limitée ne connaît des phénomènes qui frappent nos sens que d'une façon contingente.
Source : Gallica

Pierre Leblois Étude biologique (1876)

Et maintenant pour condenser ce travail en quelques propositions fondamentales, je dirai sous forme de conclusions : 1° Le germe des êtres est un organisme, au même titre que l'individu qui en provient : autrement dit, le germe et l'individu, tant au point de vue philosophique qu'au point de vue physiologique, se confondent eu un seul et même être à des phases successives de son existence ; 2° L'organisme germinal comporte une phase d'inertie que j'ai qualifiée : état organique statique, qui implique l'aptitude à vivre, mais qui n'est pas la vie, et ne peut l'engendrer spontanément
Source : Gallica

Pierre Leblois Étude biologique (1876)

Au reste, il nous suffit de savoir que l'ovule fécondé vit individuellement dans un organe avec lequel il n'a encore que des rapports de contiquité et où il ne trouve d'autres éléments qu'un peu de mucosité humide et tiède, exactement comme une graine vit avant que ses organes aient franchi les limites de son enveloppe. Nous savons en outre que les œufs, en général, ne peuvent être vivifiés qu'au moyen de l'incubation, c'est-à-dire encore par la chaleur communiquée à l'humidité qu'ils contiennent eux-mêmes.
Source : Gallica

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