Résumé

Fernand Papillon Les Nouvelles théories sur les fermens et les fermentations

L’économie devient le siège de phénomènes graves, habituellement mortels, et dont l’ensemble constitue l’affection à laquelle on a donné le nom de septicémie. Les organismes microscopiques empoisonnent dans ce cas l’animal, non-seulement par le fait même de leur présence dans le sang, mais encore et surtout parce qu’ils s’y développent et s’y multiplient avec une rapidité extraordinaire, de la même façon que la levure de bière se multiplie dans le moût d’orge.
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Fernand Papillon Les Nouvelles théories sur les fermens et les fermentations

Souvent la vie leur résiste ou leur échappe, mais rien ne saurait leur en disputer les dépouilles. Le cadavre est leur aliment naturel ; la mort est leur laboratoire de prédilection. C’est là que ces êtres infimes accomplissent leur destinée vraiment grandiose dans le drame éternel du renouvellement des existences organiques.
Quand la fine pellicule qui recouvre les fruits sucrés se déchire en un point, la porte est ouverte aux germes atmosphériques. Des cellules à ferment pénètrent à l’intérieur du fruit, et y provoquent la fermentation du sucre, c’est-à-dire la formation d’un peu d’alcool
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Fernand Papillon Les Nouvelles théories sur les fermens et les fermentations

Soit qu’il émane, comme la diastase, des jeunes cellules de la graine, soit qu’il provienne, comme la pepsine, d’un travail accompli dans l’appareil digestif, il est l’ouvrage de la vie, aussi bien que s’il avait été fabriqué par des globules de levure ou des faisceaux de bactéries. Ainsi les ressorts effectifs de toutes les fermentations sont les mêmes. Tous les fermens sont au fond semblables, qu’ils soient procurés directement au liquide fermentescible par les corpuscules microscopiques qui l’habitent, ou qu’ils émanent de corpuscules qui habitent ailleurs.
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