Résumé

L. Caizergues Les microzymas, ce qu'il faut en penser (1872)

Si l'on recherchait l'antithèse, on pourrait dire que, tandis qu'en chimie rien ne se crée, rien ne se perd, en physiologie, tout se crée, tout se perd. Ce serait l'expression de ce fait essentiellement vrai que, dans le monde organisé, tout s'élabore, tout se transforme. L'être vivant ne parvient à la vie, n'entretient son existence, que par une création continuée de matière organisée, qui se fait au sein de notre organisme par l'intermédiaire des ferments qu'il contient ; soit dans l'œuf qu'il habite à l'état embryonnaire, soit au sein de ses tissus quand il a atteint l'âge adulte.
Source : Gallica

L. Caizergues Les microzymas, ce qu'il faut en penser (1872)

On comprendra qu'un organisme est un tout, composé d'éléments plus ténus, dont chacun, considéré isolément, est également un tout; que cette entité vivante, fonctionnant et vivant, n'est que la réunion d'entités plus petites, chacune ayant sa vie propre, sa fonction propre, sa loi, accomplissant son évolution au même titre que l'être tout entier. La molécule ferment, base de l'organisme, est à la fois un détail, un rouage dans l'ensemble, lié aux autres pour concourir au but général, et un tout isolé, qui est lui-même le siège de phénomènes dont le but est sa vie propre.
Source : Gallica

L. Caizergues Les microzymas, ce qu'il faut en penser (1872)

L'observateur qui a vu se former une cellule sous le champ de son microscope, et qui s'érige en maître de philosophie pour enseigner des lois sur la formation de l'univers, ne raisonne pas mieux. Je reproduis son observation, j'en admire l'habileté : le raisonneur me fait hausser les épaules.
Au nom de la science et du respect que doit lui
porter tout savant, on ne saurait trop combattre ces écarts qui nous livrent aux railleries, nous discréditent et font douter du peu que nous savons, amassé cependant au prix de tant de labeurs et de tant de sacrifices !
Source : Gallica

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