Résumé

Rodolphe Radau,  La Science et la fabrication de la bière

“ Un des grands résultats de ces longues et subtiles recherches, c’est une nouvelle théorie physiologique de la fermentation. Pour M. Pasteur, la fermentation est un phénomène très général : c’est la vie sans air, c’est la vie sans gaz oxygène libre, et les fermens proprement dits sont des êtres qui s’accommodent facilement de ce mode de vie; ce sont des êtres anaérobies, qui se développent aux dépens de l’oxygène combiné au sucre. Mais les moisissures, d’ordinaire aérobies, peuvent elles-mêmes devenir ferment, si on les oblige à végéter sans air. ”
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Rodolphe Radau,  La Science et la fabrication de la bière

“ En effet, il est désormais démontré que toutes les altérations qui peuvent se produire dans la levure, dans le moût de bière ou dans la bière elle-même sont dues à des fermens parasites dont les germes se trouvent mêlés au levain commercial ou bien sont apportés par l’air, par les ustensiles et les matières premières dont se servent les brasseurs ; mais nous savons que les fermens de maladie périssent dans le moût lorsqu’il est porté à la température de l’ébullition, puisque le même moût peut ensuite rester indéfiniment exposé au contact de l’air pur sans éprouver aucune altération. ”
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Rodolphe Radau,  La Science et la fabrication de la bière

“ On connaît les fleurs du vin, du cidre, de la bière, ces mycodermes qui forment en quelques heures une pellicule blanche à la surface des liquides fermentes qu’on expose à l’air. Ils vivent alors aux dépens du sucre, ils s’en nourrissent, le brûlent par une sorte de respiration, en absorbant l’oxygène de l’air et dégageant de l’acide carbonique : c’est le mode de nutrition des animaux. S’il existe de l’alcool dans le liquide, le mycoderme le brûle également. ”
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