Pierre-Paul Pompéi-Paoli

Élements biographiques

Pierre-Paul Pompéi-Paoli État actuel de la Corse ; caractère et moeurs de ses habitans… (1821)

Que si l'on m'objectait que le jugement de Rousseau a pu être influencé par le choix que les Corses voulaient faire de lui pour leur législateur, je répondrais qu'avant même qu'il en fût question, il nous avait rendu justice dans ce fameux passage du Contrat Social : « Il est encore en Europe
un pays capable de législation, c'est l'île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté, mériteraient bien que quelque homme sage lui apprît à la conserver.
J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette petite île étonnera l'Europe ».
Source : Gallica

Pierre-Paul Pompéi-Paoli État actuel de la Corse ; caractère et moeurs de ses habitans… (1821)

San Pietro n'était point un homme privé, enfermé et circonscrit dans le cercle des devoirs domestiques ; des hommes tels que lui n'appartiennent point à une famille ; ils sont le patrimoine de la patrie, c'est à elle seule qu'ils doivent compte de toutes leurs actions.
Que San Pietro, arrivé à la cour pour fléchir le roi et Médicis (c'était la première fois que Médicis désapprouvait le crime) , ait découvert sa poitrine, montré ses cicatrices, et dit aux courtisans étonnés : « Qu'importe au roi, à la France que San Pietro ait tué sa femme ? En a-t-il moins prodigué son sang pour l'Etat » ?
Source : Gallica

Pierre-Paul Pompéi-Paoli État actuel de la Corse ; caractère et moeurs de ses habitans… (1821)

Ils conduisaient leurs troupeaux dans la plaine de Campo de Loro, fameuse par sa fertilité. Investis par 900 Génois, ils s'arment de courage et s'élancent sur eux : la mêlée était sanglante et le succès incertain, quand un renfort de 400 hommes arrive d'Ajaccio aux Génois ; toute retraite est coupée aux Corses, qui ne songent plus qu'à vendre chèrement leurs vies ; ils meurent tous en héros, et leurs têtes sont coupées pour être portées en triomphe : un seul restait encore, caché dans la foule des morts ; on l'aperçoit, on s'approche de lui ; il demande et obtient la vie.
Source : Gallica

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