Maurice Barrrès, Revue des Deux Mondes
“ Tigrane aimait, je crois, ce brutal héros parce qu’il lui voyait des vertus batailleuses qui manquent trop aux doux Arméniens de Galata. Toutes les nations vaincues et foulées, l’Irlande comme la Pologne, l’Arménie comme la Roumanie, ont des poètes qui lamentent les destinées de leur patrie ; ils enchaînent dans leurs récits les héros fabuleux aux soldats les plus récens de la liberté. Aucun de ces élémens d’émotion ne manquait à Tigrane ; ils faisaient au fond de son âme une chaleur concentrée, mais sa poésie propre était une sorte de philosophie de l’histoire. ”
