Résumé

A.-V. Arnault Souvenirs d'un sexagénaire, Tome IV

C'était Duroc. «Qu'est-ce? dit Bonaparte en fronçant les sourcils. Je n'ai point appelé, je n'ai point sonné.—Général, comme l'escadre a mis en panne, le général Kléber a profité de l'occasion pour venir vous voir. Il est là, dans la chambre du conseil.—Ne vous ai-je pas dit d'attendre pour entrer que je sonnasse? Ai-je sonné? Pourquoi vous permettre de déroger à mes ordres?—J'ai cru, général, que la circonstance...—Vous avez mal cru. Rien ne vous autorise à désobéir. Retirez-vous, et ne rentrez pas que je ne vous appelle. Retirez-vous.»
Duroc se retira tout déconcerté.
Source : Gutenberg

A.-V. Arnault Souvenirs d'un sexagénaire, Tome IV

Tel fut le cri général au passage de Bonaparte quand il traversa la France. Chaque parti crut trouver en lui l'homme qui lui manquait; chaque parti se trompait. Bonaparte comptait bien se servir de l'un d'eux ou d'eux tous peut-être, mais il n'en voulait servir aucun. Recevant leurs secrets, mais gardant les siens, il s'était ménagé surtout le moyen de s'appuyer sur celui de ces partis qui unirait le plus de ressources à plus de crédit. C'était incontestablement le parti de Sieyès, qui se formait des membres les plus estimables des deux conseils.
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A.-V. Arnault Souvenirs d'un sexagénaire, Tome IV

Parlez, général.—Pas de guerre pour le moment: nous voyageons, lisons des voyages. D'ailleurs je connais peu l'Odyssée; lisons l'Odyssée.»
Je vais chercher l'Odyssée; et comme je rentrais, Duroc, qui, averti par la sonnette, était venu prendre les ordres du général, reçoit injonction de ne laisser entrer qui que ce soit, et de ne revenir lui-même que quand on l'appellera. Il sort, et me laisse tête à tête avec Bonaparte, membre de l'Institut et général en chef de l'armée d'Orient, conduisant en Égypte l'élite des Français.
«Par où commencerons-nous, général?—Par le commencement.»
Source : Gutenberg

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