Résumé

Charles Duplomb La rue du Bac : monographie parisienne (1894)

Ce fut pour le faubourg Saint-Germain le passage à une vie nouvelle. La mode adopta le faubourg, qui devint le centre de l'élégance, du plaisir et du bel esprit. Il était de bon ton d'y posséder un hôtel.
La vie du reste y était agréable, puisqu'on y jouissait à la fois et des avantages de la ville et de ceux de la campagne. On était en outre à deux pas des Tuileries et, pour se rendre à la cour, les équipages n'avaient plus à faire le détour du Pont-Neuf. Robert de Cotte et Germain Boffrand eurent la plus grande part à cette prodigieuse extension de l'architecture privée
Source : Gallica

Charles Duplomb La rue du Bac : monographie parisienne (1894)

En 1871, après l'incendie, cette partie de la rue du Bac présentait un aspect vraiment lugubre: ici, un entassement infranchissable de débris calcinés, encadré d'un mur immense mis à nu, au sommet duquel était accrochée une cheminée portant encore sa pendule; là, des fenêtres élargies et béantes, des restes de planchers chancelants, des carcasses d'escaliers, dont les ferrures tordues avaient pris les formes les plus fantastiques; partout des décombres fumants, partout la ruine.
Source : Gallica

Charles Duplomb La rue du Bac : monographie parisienne (1894)

En face de la salle à manger était le grand salon, l'un des plus merveilleux du XVIIIe siècle. Par l'élégance du style, par la légèreté de ses dorures, par le fini du travail décoratif, il n'avait d'égal que le salon de l'hôtel de Soubise, aujourd'hui les Archives nationales, créé par Boffrand. Sa longueur était de 15 mètres, sa largeur de 8 mètres et sa hauteur de 7 m. 50. Ses boiseries, véritables chefs-d'œuvre, ont été vendues 250.000 francs, dit-on, au baron de Rothschild ! Sa cheminée, large de 2 mètres, haute de 2 m.
Source : Gallica

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