Jean-Marie Peigné, Lamennais : sa vie intime à La Chênaie (1863)
“ Mais Lamennais était plus triste que jamais. Il semblait qu'avec ses premiers amis et ses pieuses croyances s'était envolée toute sa gaieté ; il se promenait même moins souvent et toujours sur sa terrasse du bord de l'eau. Si quelquefois encore il s'échappait de la Chênaie, c'était pour visiter quelque malade du voisinage ; car Lamennais se croyait un peu médecin et jouissait d'une réputation que maint empirique aurait pu lui envier. — Tant il est vrai que les plus belles intelligences ont leurs travers et qu'il n'est point de grand homme qui, vu de près, ne soit enfant par quelque côté ! ”
