Résumé

Jean-Marie Peigné Lamennais : sa vie intime à La Chênaie (1863)

Mais Lamennais était plus triste que jamais. Il semblait qu'avec ses premiers amis et ses pieuses croyances s'était envolée toute sa gaieté ; il se promenait même moins souvent et toujours sur sa terrasse du bord de l'eau. Si quelquefois encore il s'échappait de la Chênaie, c'était pour visiter quelque malade du voisinage ; car Lamennais se croyait un peu médecin et jouissait d'une réputation que maint empirique aurait pu lui envier. — Tant il est vrai que les plus belles intelligences ont leurs travers et qu'il n'est point de grand homme qui, vu de près, ne soit enfant par quelque côté !
Source : Gallica

Jean-Marie Peigné Lamennais : sa vie intime à La Chênaie (1864)

Mais ce ne fut qu'après son premier voyage à Rome (1824) qu'il s'installa définitivement à la Chênaie.
Lamennais aimait beaucoup la Chênaie : il en parle à chaque instant dans ses lettres. Le silence de cet ermitage, caché par les arbres à l'ombre d'une forêt, allait à son esprit, triste, rêveur et plein de noires images. Il en sortait rarement et se plaisait, ainsi qu'il le raconte lui-même, à converser avec les morts, qu'il trouvait, pour la plupart, de meilleure compagnie que les vivants . Tant qu'il remplit les fonctions de vicaire général du diocèse de Saint-Brieuc
Source : Gallica

Jean-Marie Peigné Lamennais : sa vie intime à La Chênaie (1864)

Si l'on étudie, dans ses détails même les plus familiers, l'existence que Féli menait alors à la Chênaie, on est tout étonné de trouver un Lamennais bien différent de celui que tout le monde connaît, et de découvrir au fameux philosophe des qualités ou des faiblesses que personne ne lui suppose.— Mieux que tous les récits, quelques traits empruntés à sa vie intime mettront en relief la curieuse originalité de son caractère et l'excessive bonté de son coeur.
Source : Gallica

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