Résumé

Marcel Thomas Lamennais : exposition, Paris, Bibliothèque nationale… (1954)

Le futur évêque de Perpignan critique les positions de Lamennais en religion et en politique : « M. de la Mennais a été le juif errant de la politique. Il a été tour à tour monarchique comme M. de Bonald et la chambre de 1815, bourbonien comme M. de Chateaubriand, ultra-royaliste comme le Drapeau blanc, ligueur comme le duc de Guise, et démocrate comme Carrel. Il n'y a pas, sur le terrain des questions sociales, une pierre solide ou un vain tas de poussière sur lequel il ne soit monté successivement, en criant à haute voix : Voici le fondement du monde. »
Source : Gallica

Marcel Thomas Lamennais : exposition, Paris, Bibliothèque nationale… (1954)

La rupture est désormais totale avec le catholicisme dont Lamennais attaque ouvertement les dogmes : refus de l'ordre surnaturel, du « christianisme théologique », de l'infaillibilité de l'Église, condamnation définitive et absolue du catholicisme romain « qui devait finir dans ce qu'il a de l'homme, parce que tout ce qui est de l'homme finit ». L'édition critique du manuscrit de Lamennais, qui n'a jamais été faite, permettrait de suivre le cheminement de sa pensée pendant ces années de douleur et d'amertume.
Source : Gallica

Marcel Thomas Lamennais : exposition, Paris, Bibliothèque nationale… (1954)

A son correspondant, qui appartenait alors à la congrégation des Oblats, Lamennais fait un tableau de la situation en ce qui concerne L'Avenir et les réactions provoquées par ses campagnes dans les milieux romains. Il reconnaît l'existence d'une certaine irritation à Rome, mais pour des motifs politiques. L'Avenir, pense-t-il, vivra au moins pendant une année. Quant au mécontentement de Grégoire XVI, il n'y croit pas : « Il me paraît impossible de croire que, si le Souverain Pontife me désapprouvait, comme on l'assure, il ne m'eût pas fait dire au moins un mot par son envoyé à Paris. »
Source : Gallica

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