Résumé

Bibliothèque nationale Chateaubriand : 1768-1848 : exposition du centenaire… (1948)

Lucile, bizarre, tourmentée, participant de la muse et de la prophétesse, errant dans le dédale des escaliers et des salles obscures de Combourg, voilà ce qui a dominé Chateaubriand de quinze à dix-huit ans, au moment du " passage de l'enfant à l'homme ". Ce romantisme avant le romantisme mène le frère et la soeur au bord du désespoir. Elle y sombrera ; lui en nourrira son génie. Déjà il sent le " premier souffle de la muse " ; déjà la " puissance de ses vagues désirs " crée une femme imaginaire qui ne le quittera plus et qu'il appellera la sylphide.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Chateaubriand : 1768-1848 : exposition du centenaire… (1948)

CHATEAUBRIAND A MOLE, Constantinople, ce 13 septembre 1806. Lettre autographe. — A Mme la marquise de Noailles.
"... J'ai vu Sparte, Argos, Mycènes, Athènes ; j'ai vu Délos, Naxos, Sero ; j'ai vu Smyrne... Je suis jaune comme un Maure, maigre comme un Arabe, mais l'espérance me soutient...Depuis que je dors sur la terre, que je mange du pain noir et marche jour et nuit le pistolet à la main au milieu des brigands, je me suis aguerri contre les maux de la vie. "
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Chateaubriand : 1768-1848 : exposition du centenaire… (1948)

TOMBE DE MME DE BEAUMONT, A SAINT-LOUIS DES FRANÇAIS A ROME. Monument élevé par les soins de Chateaubriand, par le sculpteur Marin. — Photographie.
Chateaubriand écrivait, le 8 novembre 1803, au comte de La Luzerne, beau-frère de Mme de Beaumont : "Il y aura deux marbres : un sur la tombe avec un verset que votre belle-soeur répétait souvent... parce qu'il semblait convenir à ses propres malheurs... " Pourquoi la lumière a-t-elle été donnée au misérable, et la vie à ceux dont le coeur est dans l'amertume ? "
Source : Gallica

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