Bibliothèque nationale, Chateaubriand : 1768-1848 : exposition du centenaire… (1948)
“ Lucile, bizarre, tourmentée, participant de la muse et de la prophétesse, errant dans le dédale des escaliers et des salles obscures de Combourg, voilà ce qui a dominé Chateaubriand de quinze à dix-huit ans, au moment du " passage de l'enfant à l'homme ". Ce romantisme avant le romantisme mène le frère et la soeur au bord du désespoir. Elle y sombrera ; lui en nourrira son génie. Déjà il sent le " premier souffle de la muse " ; déjà la " puissance de ses vagues désirs " crée une femme imaginaire qui ne le quittera plus et qu'il appellera la sylphide. ”
