Maurice Souriau, Les idées morales de Chateaubriand (1909)
“ « Jeune, je cultivais les muses ; il n'y a rien de plus poétique, dans la fraîcheur de ses passions, qu'un cœur de seize années : le matin de la vie est comme le matin du jour, plein de pureté, d'images et d'harmonies (1) . » Une chose en plus lui assure la durée, et rend par conséquent plus intéressante l'étude de l'influence morale d'un livre qui, ayant encore des lecteurs, continue à agir sur la moralité ambiante : c'est la vie très forte et très bizarre du principal personnage. On sait de reste que, comme nous l'avons vu pour les Natchez, René est le portrait de Chateaubriand. ”
