Résumé

Prosper Du Mont Chateaubriand : jugé par un républicain… (1870)

Alors commencèrent les grandes saturnales de l'Empire. Les crimes, l'oppression, l'esclavage marchèrent d'un pas égal avec la folie. Toute liberté expire, tout sentiment honorable , toute pensée généreuse deviennent des conspirations contre l'Etat ; les mots changent d'acception : la France entière devient l'empire du mensonge : journaux, pamphlets, discours, prose et vers, tout déguise la vérité. S'il a fait de la pluie, on assure qu'il a fait du soleil ; si le tyran s'est promené au milieu du peuple muet, il s'est avancé au milieu des acclamations de la foule.
Source : Gallica

Prosper Du Mont Chateaubriand : jugé par un républicain… (1870)

Ces exemples étaient le bon grain dont parle l'Ecriture : tombant dans une bonne terre, il ne peut manquer de germer et de porter du fruit.
« Prépare bien ton cœur, » disait souvent à son fils Mme de Châteaubriand, « car j'entends déjà gronder au loin la. tempête, rugir le lion populaire, et, à l'approche des grands bruits de la terre, il faut, crois-moi, mon enfant, redoubler de piété, afin de pouvoir opposer toujours une âme ferme et montrer avec constance un visage serein à l'adversité. »
Source : Gallica

Prosper Du Mont Chateaubriand : jugé par un républicain… (1870)

Un Châteaubriand se rangerat-il à la cause de la Révolution ou à la cause des rois ?
La réponse paraît d'autant moins douteuse que la menace du plus fort est toujours insupportable à un homme de cœur. Qui, même de nos jours, pourrait faire un crime à un gentilhomme , élevé dans la religion de l'honneur, d'avoir embrassé avec résolution la défense du malheureux Louis XVI?
Source : Gallica

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