Résumé

Le rêve de M. de Châteaubriand… (1833)

Toutes ces conséquences tirées par l'esprit du noble vicomte, la fièvre cérébrale s'empara de lui, une abondante saignée calma l'agitation de son cerveau; mais, ô douleur! l'étincelle divine a quitté depuis ce moment cet incomparable génie. Il marche sans voir, il répond sans entendre, il écrit sans savoir ce qu'il écrit; en un mot, c'est bien le corps de Chateaubriand, mais privé momentanément par un sommeil léthargique des facultés morales qui ont échauffé si long-temps son admirable faconde.
Source : Gallica

Le rêve de M. de Châteaubriand… (1833)

Les partis veulent s'emparer de la dernière brochure du noble vicomte, pour en faire, au gré de leurs caprices, de leurs ambitions, de leurs espérances, un épouvantail contre le seul parti raisonnable qui soit présentement en France : ce parti c'est celui de la majorité des Français, mûri par l'expérience des longs malheurs qui l'ont accablé sous la république, qui l'ont enchaîné et décimé sous le régime impérial, ruiné et avili sous la restauration; il veut garder ce qu'il a conquis au son du canon d'un despotisme en délire et au prix de son sang le plus pur.
Source : Gallica

Le rêve de M. de Châteaubriand… (1833)

Homme de bien, secouez vos habits de voyage et réveillez-vous, éloignez les miasmes putrides qui vous environnent, et les Muses consolées feront retentir jusqu'aux cieux leurs lyres harmonieuses; rendez-nous Chateaubriand et son beau génie, et de bon coeur nons mêlerons nos voix au son des accords célestes pour lui dire Salut.
Source : Gallica

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