Résumé

Gustave Dubois Place au peuple ! par Gustave Dubois… (1850)

Le prestige de la Royauté est mort, il ne doit plus y avoir de roi — et le magistrat qui est à la tête de l'Etat ne doit pas y être parce qu'il est le plus noble de tous, mais le plus homme de bien.
En vérité, en vérité, je vous le dis, monsieur le Vicomte, le prestige de la Royauté n'existe plus, et le prince Henri consentira-t-il jamais à être le meilleur citoyen de sa nation ? Citoyen ! ! ! Fi donc ! diraient les ducs, les marquis et les comtes; vous confondre avec le peuple !
Tel, avant le 24 février, ne voulait pas de République qui, aujourd'hui, ne voudrait pas de Royauté.
Source : Gallica

Gustave Dubois Place au peuple ! par Gustave Dubois… (1850)

Si la France a un gouvernement qui la mène à bien, qu'elle le garde. Si les autres nations ne savent ou ne peuvent s'en accommoder, qu'elles gardent le leur. Chacun protège ses intérêts. L'Amérique a les États-Unis sans que toute l'Amérique soit États-Unis. Elle ne s'en trouve pas plus mal pour cela. Et je ne conçois pas qu'un pays doive, de force ou de gré, accepter le même ordre d'idées et la même ligne de principes que beaucoup d'autres pays. La République, en Europe, n'existe qu'en France, et je ne me suis pas aperçu qu'elle eût amené la guerre et qu'elle n'eût eu de repos en aucun lieu.
Source : Gallica

Gustave Dubois Place au peuple ! par Gustave Dubois… (1850)

Selon vous, monsieur le Vicomte, il semblerait que la révolution de 1793 ne fût rien encore en comparaison de celle de février. Je ne sache pas que celle-ci ait promené, comme vous, le dites, ses torches incendiaires de nation en nation, qu'elle ait essayé de tout détruire au dehors comme elle avait tout abattu au dedans.
L'on voit que vous prenez à tâche de souiller la République, et, pour cela, autant en dire un peu plus qu'un peu moins. Le bon peuple le croira ; un peu de mal fait grand bien.
Source : Gallica

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