Résumé

Ernest Bottard Le Gâchis parlementaire en l'an de grâce 1874… (1874)

Il est si doux d'interpeller un ministre, surtout quand on a l'espoir de le renverser et de se mettre à sa place, on a l'occasion de faire un petit discours dans lequel il est démontré que tout ne va pas pour le mieux dans la meilleure des républiques, que les affaires languissent, que l'opinion publique s'inquiète, qu'il faut apporter un remède à cet état de choses peu satisfaisant. Adoptez la République, dit l'un, et toutes les difficultés disparaîtront. Non, reprend l'autre, la République ce serait la fin du monde, la monarchie seule peut sauver la France.
Source : Gallica

Ernest Bottard Le Gâchis parlementaire en l'an de grâce 1874… (1874)

Donc, sauf les cas de droit commun, sur lesquels l'Assemblée est appelée à se prononcer, la personne des députés doit être inviolable. Ajoutons à tout cela un chef du pouvoir exécutif entouré de ministres capables et dévoués, chargé d'exécuter les décisions de l'Assemblée, et nous aurons le gouvernement par excellence, l'idéal du genre. Comme cette théorie est simple et rationnelle ! Il semble que tout doit marcher avec aisance et facilité ; hélas ! il n'en est rien, ce n'est qu'un songe trompeur, qu'une illusion agréable, que la pratique ne tarde pas à faire disparaître.
Source : Gallica

Ernest Bottard Le Gâchis parlementaire en l'an de grâce 1874… (1874)

Messieurs du centre gauche portez donc,votre drapeau plus haut, tenez-le d'une main plus ferme, séparez-vous franchement, ouvertement, du parti radical qui vous perd et nous perd, vous agirez en dehors de toutes les règles parlementaires, soit, mais vous aurez derrière vous, nous le croyons du moins, la partie la plus nombreuse et l'a plus intelligente de la nation. Agir franchement, loyalement, on ne saurait trop le répéter, est encore la meilleure et la plus habile de toutes les politiques.
Source : Gallica

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