Résumé

Philippe Lesbroussart Réponse à l'ouvrage de M. de Châteaubriand… (1814)

J'ai cru ne devoir ménager, ni ces calculs de la bassesse, ni cette débilité bien plus commune encore, qui retint si long-temps la France sous un joug détesté, et rendit ses plus nobles enfans tour-à-tour instrumens passifs de la tyrannie, ou ses tristes victimes. Si Dieu eût voulu prolonger les épreuves auxquelles il avoit soumis le monde; si l'Europe impatiente n'eût envoyé l'élite de ses guerriers pour vous forcer enfin d'être libres, vous seriez encore esclaves; le Corse du haut de son trône disposerait à son gré de ce qui reste aux Français de sang, de fortune et d'honneur
Source : Gallica

Philippe Lesbroussart Réponse à l'ouvrage de M. de Châteaubriand… (1814)

Quoiqu'elles ne soient assurément pas déplacées à une époque où des journalistes apprennent à l'Europe, avec un sérieux vraiment divertissant, que LA FRANCE EST PLUS QUE JAMAIS LA GRANDE NATION, et où l'on voit de tous côtés, suivant l'expression de La Harpe, le vice se hausser ridiculement pour paroître fier comme la vertu, cependant l'indignation étant un sentiment violent, et le mépris un sentiment pénible , on se fatigue bientôt de l'un et de l'autre : et sous tous, les rapports il est inutile d'en dire ici davantage à ce sujet.
Source : Gallica

Philippe Lesbroussart Réponse à l'ouvrage de M. de Châteaubriand… (1814)

Rappelez parmi vous ces arts brillans qu'effrayoit le tumulte des armes, et dont un Gouvernement absolu arrêtoit le rapide essor, en feignant de l'encourager : ces arts auxquels vous avez dû long-temps une supériorité reconnue du reste de l'Europe, et qui, si vous le voulez, vous assureront encore cette influence qu'une nation spirituelle et polie doit être surtout jalouse d'exercer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature