Augustin César François de Cheppe

Résumé

Augustin César François de Cheppe Harangue sur la tyrannie, par A.-C. de C*****… (1814)

Sans doute la régénération des empires ne peut être l'ouvrage d'un jour ; mais le temps achève ce que la raison a commencé, et le peuple rendu à l'honneur par la vertu, gémit sur ses erreurs passées, ainsi que sur l'admiration aveugle qu'il eut pour le plus barbare des despotes.
Il serait absurde de dire qu'une révolution peut se faire sans heurter bien des intérêts , bien des opinions.
Source : Gallica

Augustin César François de Cheppe Harangue sur la tyrannie, par A.-C. de C*****… (1814)

Le peuple qui ne voit point les ressorts employés par le tyran pour l'accomplissement de ses vastes projets, suit aveuglément le penchant qui l'entraîne vers l'homme du destin. Mais lorsque le temps a soulevé le voile qui couvrit tant d'atrocités, les regards se fixent avec indignation sur l'usurpateur, et l'on s'étonne d'avoir pu croire un instant qu'il n'y avait point un crime caché sous les protestations de sa politique.
Source : Gallica

Augustin César François de Cheppe Harangue sur la tyrannie, par A.-C. de C*****… (1814)

C'est en vain que les conquérans cherchent à couvrir du voile de la justice ou de la nécessité les guerres qu'ils entreprennent pour étendre leurs conquêtes. L'on sait assez à quoi s'en tenir sur leurs insidieuses protestations, et nous sommes aujourd'hui suffisamment instruits par notre expérience. Nous savons que les conquérans n'écoutent que leur fol amour pour la gloire (comme s'il y avait de la gloire à sacrifier les peuples ) , et que tous les moyens leur sont indifférera, pourvu qu'ils puissent faire parler d'eux.
Source : Gallica

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