Résumé

Isaac-Étienne de La Rue A MM. les électeurs du département de la Nièvre… (1820)

Du sein de tant de désastres, dont le patriotisme s'indigne, et dont l'intérêt gémit, la monarchie se relève pourtant encore. Elle s'offre saignante de ses blessures , mais non privée de sa dignité , aux regards des vainqueurs, s'appuyant sur le royalisme, dont l'élan spontané dans toutes les parties de la France , prouve de nouveau que la patrie n'a point péri parmi nous, puisqu'il nous reste ce qui fit son salut dans toutes les grandes crises, l'honneur et l'amour de nos rois.
Source : Gallica

Isaac-Étienne de La Rue A MM. les électeurs du département de la Nièvre… (1820)

Quel coeur ne sentirait pas le besoin de se précipiter, à la voix de la patrie , dans la noble carrière du bien public, d'abjurer tout intérêt privé, de se dépouiller de toutes préventions injustes , et d'arriver, par le choix d'hommes sages, fermes, constans amis de la légitimité et de la Charte, à la composition d'une Chambre qui fonde enfin l'union, désormais indissoluble, des bourbonistes avec le gouvernement ; seule condition de tranquillité et de bonheur pour la France.
Source : Gallica

Isaac-Étienne de La Rue A MM. les électeurs du département de la Nièvre… (1820)

Si les conseils ont. à combattre les passions révolutionnaires, plus ardentes sans doute par le voisinage de leur premier foyer, les Chambres ont à lutter contre les intérêts positifs nés du triomphe de ces mêmes passions, et peut-être plus redoutables qu'elles à raison de l'intensité d'une corruption systématique dont l'égoïsme est la base ; puissant obstacle à la restauration morale de l'Etat, et dont la trop longue domination de Buonaparte a immensément augmenté la force. Jusqu'à lui, l'esprit révolutionnaire n'avait été poussé aux crimes que par l'enthousiasme délirant de la licence.
Source : Gallica

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