C.-F. Réal, À qui les Bourbons doivent-ils imputer leurs revers de fortune… (1815)
“ Qu'entend-on par héritier du trône? On entend sans doute que l'on hérite aussi du peuple, puisqu'un trône sans sujets ne serait qu'une chimère. On veut donc dire que nous ne sommes que de misérables enclaves destinés à servir d'aliment à l'orgueil de nos maîtres ; que, criminels ou vertueux, il faut qu'on les révère. On veut donc dire que ces êtres, d'une nature particulière, peuvent disposer de nos fortunes et de nos personnes : de nos fortunes,. en les imposant à leur gré, et de nos personnes, en nous faisant servir d'instrument à leurs fureurs. ”
