Résumé

C.-F. Réal À qui les Bourbons doivent-ils imputer leurs revers de fortune… (1815)

Qu'entend-on par héritier du trône? On entend sans doute que l'on hérite aussi du peuple, puisqu'un trône sans sujets ne serait qu'une chimère. On veut donc dire que nous ne sommes que de misérables enclaves destinés à servir d'aliment à l'orgueil de nos maîtres ; que, criminels ou vertueux, il faut qu'on les révère.
On veut donc dire que ces êtres, d'une nature particulière, peuvent disposer de nos fortunes et de nos personnes : de nos fortunes,. en les imposant à leur gré, et de nos personnes, en nous faisant servir d'instrument à leurs fureurs.
Source : Gallica

C.-F. Réal À qui les Bourbons doivent-ils imputer leurs revers de fortune… (1815)

S'ils le croient, que pensera-t-on de leur ignorance, et s'ils cherchent à tromper, ne méritent-ils pas tout le mépris que ne peut manquer de leur attirer une conduite aussi criminelle ?
Napoléon n'aurait- il, pour réclamer le trône, d'autre titre que cet heureux don d'ennammer tous les cœurs et de réunir les esprits, il l'emporterait déjà de beaucoup sur des princes- qui divisaient la nation. Mais
peut-on méconnaître ce généreux dévouement qui le transporte du sein de son rocher au milieu de la France, pour assurer nos droits?
Source : Gallica

C.-F. Réal À qui les Bourbons doivent-ils imputer leurs revers de fortune… (1815)

Si ce rêveur de royauté n'a pas encore tout-à-fait perdu la raison, peut-il vraiment croire que le trône le suive dans tous les
coins de son asile, et que, couvert des mépris dont sa fuite l'environne, il soit à Gand le chef de la France ? Est-ce au peuple, qui le relègue dans les déserts de la Sibérie ou dans les plaisons de plaisance de son protecteur insulaire, qu'il prétend persuader qu'il sera toujours son véritable roi.
Source : Gallica

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