Résumé

Antoine Badour A bord du Phlégéthon, ou Ma vie maritime… (1895)

Et c'est tout : à mettre pied à terre c'est ce que je viens de dire en humble voyageur à qui la vérité se montre toute nue.
Et Gallipoli n'est pas pour me démentir avec sa boue et ses cahutes.
Je ne sache pas que la mer de Marmara nous ait jamais autrement accueillis que par de faciles traversées. Avec ses vertes îles et ses horizons bleuâtres elle s'en vient prestement jusqu'à Constantinople, à l'entrée du Bosphore où tout m'était devenu familier, grâce aux fréquentes apparitions qu'y faisait le Phlégéthon.
Source : Gallica

Antoine Badour A bord du Phlégéthon, ou Ma vie maritime… (1895)

J'assistai justement à une parade et ne les vis jamais mieux; leurs tambours et leurs fifres m'égayèrent vraiment.
Là-bas, à Sébastopol, l'armée française s'étendait sur une si vaste place que les Anglais étaient trop loin, ainsi que les Sardes ; et on ne se dérangeait pas à leur sujet. Le temps avait trop de valeur pour être dépensé chez eux.
J'avais au contraire parcouru les camps turcs à Eupatoria et même à Varna, où était une réserve, parce que rien ne me fut plus facile dans nos pérégrinations. Ceux-ci, du reste, complètement étrangers aux mœurs occidentales, étaient plus intéressants.
Source : Gallica

Antoine Badour A bord du Phlégéthon, ou Ma vie maritime… (1895)

En même temps une avarie dans la machine obligea le Phlégéthon à larguer l'Iéna une deuxième fois. On resta à la dérive par une mer d'huile et une chaleur étouffante. Pas un souffle dans l'atmosphère, les voiles faséiantes, les manches à vent sans office, le faux-pont intenable malgré la béance de toutes les écoutilles et de tous les hublots, tel fut le lot de cet arrêt forcé.
Vingt-quatre heures après, l'Iéna fut repris et on se dirigeait droit à l'Ouest quand une brise carabinée souleva la mer et qu'une troisième fois l'Iéna fut abandonné à ses propres ressources.
Source : Gallica

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