Lucien Descaves,
Le calvaire d'Héloïse Pajadou
(1883)
“ Héloïse fut frappée, moins du nouvel aspect sous lequel Pajadou lui apparaissait, que du scandale qu'une pareille scène pouvait entralner. Elle avait en haine tout ce qui appelait l'attention sur eux, tout ce qui, dans leur vie, prêtait aux commentaires. Elle craignait pardessus tout les cancans et les papotages qui déshabillent une femme, trahissent les secrets du chez soi et notent les torsions de reins dans l'alcôve. Elle accordait l'effacement de sa vie avec l'effacement de sa personne et rêvait une intimité à portes closes, un coin où rien du dehors n'entrât. ”
