Stendhal,
Promenades dans Rome
“ Tantôt on est comme effrayé de sa puissance, on le voit qui ravage la terre ; tantôt on a pitié de ses misères et de sa longue décadence. Pendant cette rêverie, les chevaux ont fait un quart de lieue ; on a tourné un des plis du terrain ; l’aspect du pays a changé, et l’âme revient à admirer les plus sublimes paysages que présente l’Italie. Salve magna parens rerum. Le 3 août nous n’avions pas le loisir de nous livrer à ces sentiments, nous étions troublés par la coupole de Saint-Pierre qui s’élevait à l’horizon ; nous tremblions de n’arriver à Rome qu’à la nuit. ”
