Philippe Melanchthon

Définition et enjeux

P. Imbart de La Tour Revue des Deux Mondes

On a pu analyser les élémens divers et souvent hétérogènes de sa doctrine, retrouver ceux qu’il a pris à saint Paul ou à saint Augustin, à Occam ou à Huss, à Carlstadt ou à Érasme. Les faisant siens, il les recrée : matériaux qu’il forge à la flamme de sa passion, au souffle de son verbe fulgurant « comme un éclair. » Le génie mesuré et souple d’un Melanchthon était nécessaire au réformateur pour filtrer ses idées et condenser sa théologie. Seul, il a eu la vision claire et prompte des formules qui rallient et du geste qui entraîne
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Nisard Revue des Deux Mondes

« Nous avons, écrit-il à Langus, pour professeur de grec, le très savant et très grécisant Philippe Mélancthon, un enfant ou à peine un adolescent, si vous regardez son âge, un des nôtres si vous considérez la diversité de ses connaissances, et son savoir dans les deux langues. » Et ailleurs, écrivant à Reuchlin : « Notre Philippe Mélancthon, dit-il, homme admirable ; que dis-je ? n’ayant rien qui ne soit au-dessus de l’homme, mon ami le plus particulier et le plus intime. » Luther pressait Spalatin d’augmenter le traitement de Mélancthon.
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