Albert de Brandebourg

Définition et enjeux

Eugène d' Auriac,  L'avant-dernier siège de Metz, en l'an 1552 (1874)

“ Albert de Brandebourg, dont la famille règne encore sur la Prusse, était un de ces bandits plus réputés pour leur fourberie que pour leur bravoure, se mettant au service du plus fort, et toujours prêts à trahir quand ils y trouvaient avantage. Il fit faire des ouvertures au duc, promettant son appui au roi de France et demandant des vivres pour son armée. Mais François de
Guise, cloutant avec raison de la sincérité d'un tel homme, chercha à temporiser en lui envoyant quelques provisions, et bientôt il put se féliciter de sa prudence.
”
Source : Gallica

J. Bourdeau,  Revue des Deux Mondes

“ À la tête de l’empire, le jeune Maximilien se faisait gloire de protéger les artistes et les savans. Une seule contrée de la brillante Allemagne reste étrangère au mouvement général et fait tache, et c’est justement celle où la réforme prendra le plus aisément racine, la Marche de Brandebourg, la Prusse de l’avenir. M. Janssen prend plaisir à noter la grossièreté, la barbarie des habitans, et aussi la fausseté, la perfidie des princes de cette maison, le machiavélisme d’un Albert de Brandebourg, et comme contraste, le désintéressement, la générosité des Habsbourg. ”
Source : Wikisource

Gustave Bazin,  Windthorst, ses alliés & ses adversaires… (1896)

“ Une telle fermeté décida les chevaliers « porte-glaives » et les « chevaliers Teutoniques, » établis pour protéger la foi, à élire pour grand maître un Hohenzollern, Albert de Brandebourg ; mais pour lui, l'intérêt politique primait toute autre cause, il se fit luthérien et prit le titre de duc de Prusse, sous la suzeraineté de la Pologne. A l'extinction de sa descendance, ses États furent réunis au Brandebourg en 1618. Dès lors était formé le noyau de l'État prussien qui devait, avec une rapidité étonnante, affirmer sa force et sa vitalité et accaparer la moitié de l'Allemagne. ”
Source : Gallica

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