E. Rod

Élements biographiques

E. Rod,  Revue des Deux Mondes

“ Le Brandebourg surtout le tourmente par le désolant tableau de ses querelles et de ses ruines, et la mort du Margrave va encore augmenter cette anarchie. Où trouver « l’homme de cœur et de main » qui vienne en aide à ce malheureux pays ? Personne n’en a nulle envie : le brandebourg est un pays sablonneux et pauvre, où il y a des coups à recevoir et peu de chose à gagner. Qui voudra bien le prendre ? Un homme pourtant s’avance, à l’étonnement de tous : le burgrave Frédéric de Hohenzollern, qui dit à l’Empereur :
Si Dieu m’en fait la grâce, Je suis celui que vous cherchez.
”
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E. Rod,  Revue des Deux Mondes

“ Ce Hohenzollern n’a plus les regards bornés par les étroites limites de la Marche. Il voit plus loin, il aspire à s’étendre au-delà. S’il est encore du Brandebourg, il est déjà un Allemand. Précurseur de Frédéric II, il comprend que la Bohême, la Silésie et la Marche, qui ne sont plus d’accord avec l’ancien Empire, sont l’avant-garde de l’Allemagne future, et combattent pour elle. Précurseur du Grand-Electeur, — le petit prince qui vient de naître, — il cherche l’âme de cette Allemagne nouvelle, et la voit « dans la foi protestante. » ”
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E. Rod,  Revue des Deux Mondes

“ Donnez au peuple la poésie [2] !
La poésie allemande doit être une force nationale ; le théâtre allemand doit servir la patrie allemande. Et quand M. de Wildenbruch s’écrie :
Poète, rends au peuple
Sa foi en la lumière [3] !
Cela veut dire : « Poète, travaille à répandre le patriotisme allemand ; ne te sers de ton talent que pour cela, note ton génie, si tu en as, et en tout cas ta personnalité, dans le grand fleuve où roulent les destinées de ta race et de ta nation ! » De là, presque toute l’œuvre de M. de Wildenbruch, et surtout la partie que nous on avons détachée
”
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