Platon-Polichinelle

Résumé

Platon-Polichinelle Le réveil du peuple (1850)

C'est le Dieu des dieux qui, dans l'ivresse de son amour pour les hommes, se fait dévorer par eux, afin de les remplir de sa vie divine, qui est toute charité !
Quel est le fruit du' Sacrifice eucharistique pour les populations qui y assistent avec foi et reçoivent fréquemment la chair et le sang de l'adorable victime? C'est la pratique plus ou moins imparfaite de ce que Jésus-Christ appelait avec tant de raison son commandement, le commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés moi-même, c'est-à-dire jusqu'à vivre et mourir les uns pour les autres.
Source : Gallica

Platon-Polichinelle Le réveil du peuple (1850)

Plus d'autre loi que notre bon plaisir, plus d'autre Dieu que la volupté ! Leur audace croissant avec le nombre, ils firent ce qu'ont toujours fait les pansards, grands prêcheurs de tolérance et de liberté tant qu'ils sont les plus faibles, enragés despotes dès qu'ils sont les maîtres. Le penseur, réglant sa conduite sur Dieu, déteste le mal, mais il le tolère, parce qu'il sait que le mal sert à l'épreuve des bons. Le pansard au contraire, dirigé par Satan, ne peut souffrir aucun bien. La vue des bons lui donne la rage.
Source : Gallica

Platon-Polichinelle Le réveil du peuple (1850)

Ne voyezvous pas encore que nous débarquons tous en ce monde avec une nature de travers, l'âme si encanaillée dans le corps qu'il faut des années pour la dépêtrer? Et quand on a appris à un enfant qu'il n'est pas une bête, qu'il y a un Dieu, et qu'il en a reçu une âme immortelle, qui est autant au-dessus du corps que le ciel est au-dessus de la terre, ne voyez-vous pas que, sans des soins continuels, ce petit ange redeviendrait infailliblement bête et se tuerait par ses animalités ?
Source : Gallica

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