Léon Massenet de Marancour

Résumé

Léon Massenet de Marancour Les Français à Rome : (échos du Vatican… (1867)

Puis vient cette belle chaire de saint Pierre, que soutiennent quatre pères de l'Église, et que surmonte un Saint-Esprit au milieu d'une gloire éclatante. Tout cela avec les marbres, les stucs, les ors, les peintures, pénètre l'âme d'un sentiment d'enthousiasme qu'on ne peut concevoir que lorsqu'on s'est trouvé en face de ces splendeurs merveilleuses du catholicisme.
Pour en finir avec les détails matériels, je parlerai d'un usage dont s'étonnent beaucoup de gens. Je veux dire la coutume où l'on est, à Rome, de transformer l'Église où
doit avoir lieu la canonisation d'un saint.
Source : Gallica

Léon Massenet de Marancour Les Français à Rome : (échos du Vatican… (1867)

Hier encore, et lorsque les intérêts du Saint-Siège se discutaient courtoisement entre des diplomates aimables, Son Éminence le cardinal Antonelli, dirigeait trop habilement la partie, pour qu'il eût jamais à craindre qu'il n'eût pas justice quand même de ses adversaires.
Mais à cette heure, les masques ne tiennent plus à la face que par un fil; sincères ou non, les haines affectent de se montrer au grand jour; on se compte dans le Corso, et l'on échange les cocardes aux trois couleurs. Les cris de vivat Verdi ! retentissent parfois de la place de Venizia à celle del Popolo.
Source : Gallica

Léon Massenet de Marancour Les Français à Rome : (échos du Vatican… (1867)

Tant que dura le conclave, chaque soir le peuple romain attroupé sur la place MonteCavallo, regardait d'un œil anxieux l'une des cheminées du Quirinal. S'en échappet-il une ou deux bouffées de fumée ? C'étaient des marques de désappointement : Rome n'a pas encore son Pape.
Personne n'ignore que tant que le SaintPère n'est pas nommé, on brûle, à l'heure de l'Angélus, les bulletins de vote.
Source : Gallica

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