Résumé

Les Œuvres libres, numéro 7

Je retrouvai mon atelier de la rue Lepic avec une émotion sacrée. J’eusse pressé contre mon cœur palettes et pinceaux. J’envoyai des baisers à mes toiles, à mes dessins, à mes esquisses. Tout mon effort, toute ma vie ! Et dans un coin, sous la lumière de la baie vitrée, tamisée par de la soie jaune, ce portrait en pied de Rolande, caché aux profanes par un rideau : l’image chérie, que je gardais pour moi seul, pour mon émerveillement, pour mon culte ! J’écartai le tissu, je me prosternai devant l’autel, j’adorai l’idole. Mais je dissimulai vivement mon trésor : on venait de frapper.
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Les Œuvres libres, numéro 7

Assurément, je ne supposais pas que Rolande se fût jamais abandonnée à ce médicastre dont la présomption, la fatuité ne pouvaient que mal l’impressionner. Mais sans doute avait-elle déployé avec lui ces provocations, ce besoin de séduction, cet allumage, si j’ose dire, qu’elle avait cachés à la jalousie de l’amant et qu’elle ne réprimait plus devant l’amie. Et je m’en irritais. Était-ce le fait d’une femme réellement éprise que de céder à d’aussi vaines satisfactions de vanité ; que de compromettre, par les jeux d’un empire si facile, la grandeur d’une passion qu’on jure éternelle !
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Les Œuvres libres, numéro 7

Calmer, endormir ce cœur aux abois ; ce cœur, qui était mien, en dépit de ses inconséquences, de ses effusions, de ses légèretés avec un Rimeral ; en dépit, peut-être même, qui sait, d’une faiblesse, le jour où l’appel de la tendresse serait par trop impérieux ; le jour où la nature, complice de la faute, pousserait à l’instinct ces pauvres nerfs las d’attendre...
— Je te le jure, Rolande,
Alors, sa gaîté reflamba, et nous n’eûmes plus qu’une occupation : réveiller M. Variland à chaque château que nous dépassions, pour nous le faire désigner, avec son style, et le nom de son propriétaire.
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