Eugène Sue,
Mathilde, Mémoires d’une jeune femme
(1841)
“ Je n’avais pas vu Emma depuis deux jours ; je fus épouvantée du changement de ses traits. Madame de Richeville, agenouillée à son chevet, la serrait dans une étreinte convulsive et couvrait de larmes et de baisers ses yeux, ses joues, son front, ses cheveux. Une de ses femmes, étouffant ses sanglots, était à demi-penchée sur le lit, tenant une tasse à la main. — Grand Dieu ! qu’y a-t-il ? — m’écriai-je en courant à madame de Richeville et m’agenouillant près d’elle. ”
