Résumé

De Phalsbourg à Marseille. Aventures de deux enfants… (1903)

Le cadeau de M. Gertal, qui l'avait tant ravi au premier moment, ne l'occupait guère: il portait son parapluie neuf d'un air fatigué sur l'épaule. Il ne put s'empêcher de dire à André:
— Mon Dieu! que c'est donc triste de quitter sans cesse comme cela les gens qui vous aiment et de n'avoir plus de famille à soi, d'amis avec qui l'on vive toujours, ni de maison, ni de ville, ni rien!
Et Julien s'arrêta, car sa petite voix était tremblante comme celle d'un enfant qui a les larmes dans les yeux.
André le regarda doucement: — Du courage, mon Julien, lui dit-il.
Source : Gallica

De Phalsbourg à Marseille. Aventures de deux enfants… (1903)

Bientôt pourtant il se rapprocha de M. Gertal et d'André, et du haut d'une grande côte d'où la vue dominait l'horizon, il leur montra une chaîne de montagnes ensoleillée.
— Qu'est-ce donc, je vous prie, demanda-t-il, que ces monts qui sont là tout entassés les uns auprès des autres? Voyez! il y en a qui ressemblent à de grands dômes; d'autres sont fendus, d'autres s'ouvrent par en haut comme des gueules béantes. Voilà des montagnes qui ne sont point du tout pareilles aux autres que nous avons vues.
— Julien, ce sont les dômes et les puys d'Auvergne.
Source : Gallica

De Phalsbourg à Marseille. Aventures de deux enfants… (1903)

Cependant Julien rompit de nouveau le silence: — Jean-Joseph, dit-il, aimez-vous les histoires?
— Je crois bien, répondit le jeune vannier ; c'est tout ce qui m'amuse le plus au monde.
Et il jeta un regard d'envie sur le livre de Julien. — Eh bien, dit Julien, voilà ce que nous allons faire.
Je vous lirai une histoire de mon livre; je lirai tout bas; cela ne dérangera personne et cela nous amusera tous les deux sans vous faire perdre de temps.
Le visage de Jean-Joseph s'épanouit à son tour en un joyeux sourire: — Oui, oui, lisez, Julien. Quel bonheur!
Source : Gallica

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