De Phalsbourg à Marseille. Aventures de deux enfants… (1903)
“ Le cadeau de M. Gertal, qui l'avait tant ravi au premier moment, ne l'occupait guère: il portait son parapluie neuf d'un air fatigué sur l'épaule. Il ne put s'empêcher de dire à André: — Mon Dieu! que c'est donc triste de quitter sans cesse comme cela les gens qui vous aiment et de n'avoir plus de famille à soi, d'amis avec qui l'on vive toujours, ni de maison, ni de ville, ni rien! Et Julien s'arrêta, car sa petite voix était tremblante comme celle d'un enfant qui a les larmes dans les yeux. André le regarda doucement: — Du courage, mon Julien, lui dit-il. ”
